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Laboratoire de Cancérologie Expérimentale - LCE

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Publié le 29 février 2016
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​Les recherches que nous menons au Laboratoire de Cancérologie Expérimentale (LCE) ont pour objectif principal de mieux comprendre les effets et les risques des faibles doses de rayonnements ionisants sur les cellules.​

Notre travail s'articule autour de trois grands axes de recherche : 


Sylvie Chevillard
Responsabl​e du Laboratoire
Tél : 33 (0) 1 45 54 88 89

L'étude des effets tardifs d'une irradiation grâce à la caractérisation moléculaire des tumeurs radio induites.
LCe-Th 1.png​Nous avons identifié deux signatures transcriptomiques permettant de discriminer les tumeurs radio-induites de la thyroïde des tumeurs sporadiques. Ces signatures sont suffisamment robustes pour prédire l'étiologie des tumeu​rs de la thyroïde (Séries de tumeurs indépendantes en cours d'analyse pour confirmer ces résultats). Ces premières analyses suggèrent fortement que les tumeurs post-radiothérapie (20-40Gy reçu à la thyroïde) et post-Tchernobyl (ordre de la dizaine de mGy à quelques Gy) partagent des spécificités moléculaires indépendamment du type d'exposition (exposition externe, contamination par l'iode131, respectivement) et de la dose, en particulier 5 gènes sont retrouvés dans les deux signatures permettant de qualifier les tumeurs radio-induites en comparaison des tumeurs sporadiques.





Recherche de biomarqueurs de radiorésistance dans les carcinomes humains
Les cellules souches cancéreuses (CSC) jouent un rôle central dans la résistance tumorale, notamment dans la résistance aux radiations ionisantes et dans la dissémination métastatique. Nous avons attribué un rôle de marqueur/acteur à CD24 (marqueur de CSC) dans la radiorésistance des cellules tumorales mammaires humaines. Nous étudions actuellement son implication dans d’autres types de carcinomes. Ce travail, initié dans différentes lignées cancéreuses humaines est poursuivi sur des échantillons tumoraux pour évaluer l’expression de CD24 comme marqueur prédictif ou pronostique en recherche clinique.


LCE-Photo 1.png
Caractérisation par cytométrie en flux de cellules épithéliales mammaires immortalisées après traitement. Les cellules parentales sont principalement CD24+/CD44low (en bas à droite), et le traitement fait apparaitre des cellules CD24-/CD44+ (en haut à gauche, population CSC). Les cellules CD24+/CD44low ont un phénotype parallélépipédique épithélial, les cellules CD24-/CD44+ ont un phénotype fibroblastique mésenchymateux.​

 



L'équipe travaillant sur les nouveaux biomarqueurs de la radiorésistance ou la sensibilité a identifié la nouvelle forme de phosphoS27-S33-Ku70 dans la LLC  progressive. Les études en cours explorent  le rôle de cette protéine (liée ou non à la réparation de l'ADN) in vitro (modèles de lignées cancéreuses, vecteurs shARN), et in vivo dans le modèle de la souris « Knock-In » exprimant l'épitope humain de Ku70. L'intérêt majeur de cette étude porte sur la dérégulation pathologique de la protéine dans le cancer.LCE-Photo 2b.png
Phospho-S27-Ku70  immunofluorescence dans les cellules 15min après irradiation (2Gy) ​​

​​Développement Technologique d’outils et de méthodes pour la Biologie et la Médecine.
Le sous-groupe Innovation Technologique du LCE (GIT) a en charge tous les développements en Bioinformatique pour la recherche de signatures de l’étiologie des cancers de la thyroïde et développe d'autre part des technologies pour mettre au point de nouveaux outils et concepts pour le diagnostic et le traitements des cancers au niveau moléculaire (ADN, protéines, ARNs).
Il a en particulier développé des algorithmes performants pour la recherche de signatures moléculaires distinguant deux cancers d’étiologies ou d’histologies différentes, en choisissant spécifiquement le critère biologique discriminant à focaliser, à l’exclusion de facteurs confondants.
Le GIT conçoit également de nouveaux outils nanoparticulaires et les supports de mise en œuvre de ces outils, pour le diagnostic précoce des métastases et pour le traitement des cancers par vectorisation de molécules anticancéreuses et /ou de radiossensibilisants.

​​Ces recherches ont des applications dans les domaines du traitement de certains cancers et de la radioprotection. Nous interagissons avec les industriels du nucléaire (EDF et AREVA).